Pendant des mois, mon corps parlait plus fort que moi
Pendant huit mois, je me suis réveillé à trois heures du matin. Le ventre noué. Le cœur lourd. Des pensées qui tournaient sans redescendre.
Avant ça, je pensais que tenir suffisait. Je travaillais, j’avançais, j’accumulais, je gardais beaucoup à l’intérieur. Jusqu’au jour où mon corps a dit stop.
Ce que l’on garde finit toujours par se déposer quelque part
Le stress permanent. L’angoisse de fond. Les nuits abîmées. La pression dans la poitrine. L’impossibilité de vraiment relâcher.
J’ai compris que ce que je ne laissais pas sortir finissait par s’installer dans mon corps. Même le sommeil n’était plus un refuge.
Puis une phrase a tout déplacé
Un jour, j’en ai parlé à ma tante, pharmacienne depuis plus de vingt ans. Elle m’a ramené à quelque chose que je n’avais pas vraiment regardé : mon ventre.
Il était devenu le baromètre de tout. Quand mon mental tournait, mon ventre se nouait. Quand mon ventre respirait, mon mental semblait déjà moins lourd.
“Commence par écouter ton ventre. Il parle souvent avant le mental.”
Je n’ai plus vu le calme comme une idée. Je l’ai vu comme un lien
J’ai commencé à chercher, à lire, à comprendre ce dialogue permanent entre le ventre, le cerveau, la respiration, les sensations et le rythme intérieur.
Je ne voulais pas créer quelque chose de froid ou de compliqué. Je voulais créer un geste capable de parler au corps autant qu’à l’esprit. Quelque chose de simple. De chaud. De répétable.
J’ai choisi l’infusion parce qu’elle oblige à ralentir
Une infusion, ce n’est pas seulement une boisson.
C’est de l’eau qui chauffe. Une vapeur qui monte. Une tasse tenue entre les mains. Quelques minutes où le corps comprend qu’il n’a rien à produire.
Dans ma famille, l’infusion avait déjà cette place : les soirs où l’on parlait vraiment, les moments où l’on s’asseyait, où l’on revenait doucement à soi.
Deux pauses par jour. Une pour commencer. Une pour déposer
Selah est né avec cette idée simple : le matin et le soir sont deux seuils.
Le matin, on entre dans le monde. Le soir, on essaie d’en sortir. Et pourtant, beaucoup d’entre nous passent de la performance au repos sans vraie transition.
Selah Jour et Selah Nuit ont été pensés comme deux infusions complémentaires : une pour ouvrir la journée avec douceur, une pour accompagner le moment où la journée peut enfin rester dehors.
Selah Jour
Pour commencer sans te brusquer.
Selah Nuit
Pour laisser la journée se déposer.
Selah : une pause entre deux phrases
Le nom Selah vient d’un mot hébreu que l’on retrouve dans les Psaumes.
Il évoque une pause. Un silence entre deux phrases. Un temps de respiration dans un chant.
C’est exactement ce que je voulais créer : pas une performance, mais un espace. Un moment où l’on peut arrêter de tenir, ne serait-ce que quelques minutes.
Pourquoi Selah parle aux femmes qui tiennent beaucoup
Mon histoire est celle d’un homme. Je ne prétends pas parler à la place des femmes.
Mais en traversant cette période, j’ai commencé à voir plus clairement une tension que beaucoup de femmes portent en silence : gérer, organiser, absorber, rassurer, tenir, tout en gardant une partie d’elles-mêmes en arrière-plan.
Selah est né avec beaucoup de respect pour cette réalité. Non pas pour expliquer aux femmes ce qu’elles devraient faire, mais pour leur offrir un rituel qui prend au sérieux ce qu’elles vivent à l’intérieur.
Ce que Selah ne prétend pas être
Pas une promesse miracle
Selah ne promet pas de guérir quoi que ce soit.
Pas une méthode à réussir
Le rituel ne demande pas une discipline parfaite.
Pas une tisane de plus
Selah est pensé comme un vrai moment : beau, chaud, simple, répétable.
Si tu ouvres une boîte Selah un jour…
J’aimerais que tu n’y voies pas seulement une infusion.
J’aimerais que tu y voies un instant qui t’appartient. Une manière de dire à ton corps : tu n’as pas à tout porter, tout le temps.
Cet instant est pour toi. Respire. Laisse aller. Ta journée ou ta nuit peut commencer en douceur.
Prince, fondateur de Selah